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Saint-Louis, l’île où perdre la tête

Publiée le 25/08/2013

Aujourd’hui, la rue Le Regrattier, dans l’Ile Saint-Louis, relie les quais de Bourbon et d’Orléans, ce qui n’a pas toujours été le cas.  Avant 1868, la partie nord de la rue, soit le tronçon commençant quai de Bourbon jusqu’à la rue Saint-Louis en l’Ile, a porté deux autres noms : rue Angélique tout d’abord puis rue de la Femme sans Teste. Notons tout d’abord que ces deux appellations sont, sur le plan symbolique, pour le moins éloignées l’une de l’autre ! Car quid de la douceur angélique ou d’un air angélique lorsque la tête a disparu ? Les origines successives des rues gardent parfois leur mystère.

Toujours est-il que la rue de la Femme sans Teste le devint probablement en raison de la présence, en d’autres temps, d’un cabaret portant ce nom, dont l’enseigne se distinguait par une femme, sans tête, et un singulier base-line « Tout est bon ». Il semble qu’il faut clairement voir là  un symbole (encore un) clairement misogyne de la société de l’époque, qui voulait qu’il n’y ait rien à redouter d’une femme sans tête (sans cervelle donc).

On peut encore voir aujourd’hui cet ancien nom de la rue taillé dans la pierre. Il figure tout près d’une statue enchâssée en haut de l’immeuble faisant l’angle entre la rue et le quai Bourbon, une statue, qui n’a plus sa tête évidemment !

Imaginer là cette fameuse effigie féminine décapitée serait une évidence pour n’importe qui, et ce serait… Une erreur. En effet, nulle statue de femme, avec ou sans tête, en cet endroit, mais un Saint-Nicolas, dont la tête fut emportée par le coup de sabre vengeur d’un révolutionnaire enfiévré en 1793. Comme quoi l’Histoire et la vie se rejoignent parfois dans leurs facéties !

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